Entrevue Jacques Lépine

PM: Bonjour à tous, pour ce nouvel article, j’ai la chance d’avoir avec moi Jacques Lépine. Bien sur, Jacques n’a pas besoin de présentation, mais pour ceux qui ne le connaisse pas encore, il est le fondateur du Club Immobilier du Québec, investisseur à succès et auteur à succès de plusieurs livres sur l’investissement immobilier et, honnêtement, je ne connais personne d’autre ayant aidé autant de personnes à réussir et se libérer financièrement que Jacques grâce à l’immobilier. Présentement, nous sommes à la semaine du Club d’Investisseurs Immobilier au Mexique et, seulement cette semaine, il y a environ 10 à 15 personnes ayant réussi en immobilier avec des centaines de logements qui ont mentionné qu’ils ont été inspiré par Jacques au départ. Donc, je tenais à ce qu’il partage son histoire avec nous, comment il a commencé, la fondation du club Immobilier par la suite, les livres etc.JL: Ça me fait plaisir de transmettre mon histoire et mon cheminement. Le tout a commencé en 1973, avant même que je commence à acheter des immeubles. Dix ans avant que je commence à acheter plus précisément j’avais acheté une revue intitulée National Freedom Report dans laquelle on parlait d’immobilier et où l’auteur vendait son livre pour 100$ US. Ce q ui m’a convaincu de l’acheter, même si je n’avais pas 100$ à l’époque, est que l’auteur m’a dit de lui envoyer mon chèque post daté de 30 jours et que, si je n’étais pas satisfait de son livre, il me retournerait mon chèque non encaissé. Je n’avais donc rien à perdre et ce livre m’a donné un boost extraordinaire. Cependant, à ce moment-là, je venais de me marier et j’étais étudiant à Ottawa donc j’ai mis tout cela de côté jusqu’en 1983. J’ai eu un déclic et je ne voulais pas passer le restant de ma vie à vivre d’une paye à l’autre donc, en fouillant dans mes boites, j’ai retrouvé le livre et c’est à ce moment que j’ai vraiment commencé.PM: Qu’est-ce que tu étudiais à Ottawa?JL: Génie électronique, mais je suis sorti sans génie, car je n’ai pas complété le programme de génie électronique. J’ai terminé en administration, car le goût des affaires m’a toujours attiré même quand j’étais au cégep. En 1983, j’ai commencé à faire de la recherche d’immeuble, car c’est ce que j’avais appris dans le livre. Je cherchais des immeubles, des vendeurs ayant des raisons de vendre et je faisais des offres. En bout de ligne, le pire qui pouvait arriver était de me faire dire non donc j’ai commencé à suivre cela intégralement. Ça a fonctionné, mais je n’avais pas d’argent. Une des techniques enseigné dans le livre était que si tu n’as pas d’argent, de demander à quelqu’un qui en a. C’est toujours mieux d’avoir une partie de quelque chose que rien du tout. En faisant mes recherches, je suis tombé sur un 5 logements dans le secteur Limoilou à Québec pour 55,000$. Je n’avais pas d’argent, mais je faisais de la comptabilité, donc j’en ai parlé à un de mes clients. Il m’a dit qu’il n’en avait pas lui non plus, mais qu’il en parlerait à sa copine qui, elle, avait le 5000$ nécessaire pour la mise de fond. Nous avons démarré la compagnie Fortin Illimité de cette façon donc j’avais le tiers de la compagnie, mais au moins j’avais fait mes premiers pas dans l’immobilier.« Ça demandait toutefois une certaine audace et je crois que c’est sans doute la meilleure qualité que je possède. J’ai eu l’audace de faire des offres en toute innocence, car je n’avais aucune idée de ce que je faisais. Tout ce que je voulais était d’acheter des blocs. » – Jacques LépinePM: On peut donc dire que Jacques Lépine a commencé avec 1750$ en immobilier.JL: Exact, et même emprunté. Par la suite, j’étais extrêmement motivé alors j’ai continué mes recherches et, dans une période de trois mois, nous avons acheté quatre immeubles sans aucun comptant. À partir de cela, j’ai continué de chercher et j’ai racheté les parts de mon partenaire en refinançant les immeubles. Puis, en continuant toujours de chercher, est venu un moment où les taux d’intérêts ont monté jusqu’à 22-23%. C’était vers la fin des années 1980. À ce moment, les immeubles ont baissé de valeur donc je me suis dit que j’allais acheter tout ce que je pouvais. Les banques commençaient à reprendre et cherchaient des investisseurs alors j’ai fait des offres que je présentais aux banques et elles me finançaient plus chers que ce que j’avais payé. Je ne connaissais rien à ce moment-là.PM: À ce moment, les banques voulaient seulement avoir quelqu’un qui prennent en main la gestion de l’immeuble donc elles étaient prête à faciliter le financement au maximum.JL: On doit dire aussi qu’à ce moment-là, une offre de décision hypothécaire, on connaissait plus ou moins ça. On prêtait selon la valeur de l’immeuble, selon les baux puis on organisait le tout rapidement. Résultat, la banque pouvait te prêter 125,000$ pour un immeuble payé 100,000$. C’était donc beaucoup plus facile de ce côté-là. Ça demandait toutefois une certaine audace et je crois que c’est sans doute la meilleure qualité que je possède. J’ai eu l’audace de faire des offres en toute innocence, car je n’avais aucune idée de ce que je faisais. Tout ce que je voulais était d’acheter des blocs.PM: Donc les banques te finançaient au dessus de la valeur que tu payais, mais le taux d’intérêt était à combien?JL: 24% pour un des blocs que j’ai acheté, 22% pour un autre, mais je me disais, dans ma logique de débutant, que cela ne pouvait pas rester comme cela, car le pays allait tomber en faillite. J’achetais donc le plus d’immeubles possible, car je n’avais rien à perdre et parce que je n’avais rien de toute façon. Dans ce premier 5 ans, je me suis réveillé un matin pour réaliser que j’avais acheté pour 12 millions de 1982 à 1987.PM: On peut donc facilement faire actualiser cela aujourd’hui à trois ou quatre fois cette valeur.JL: Exactement et, dès que les taux d’intérêts se sont mis à baisser, la valeur de mes immeubles s’est mise à monter. J’ai donc refinancer tout cela et j’ai eu beaucoup d’argent pour racheter de plus gros immeubles.PM: C’était donc comme ça que tu as commencé. Et malgré la courbe économique qui n’était pas favorable, avec les taux d’intérêts à 24%, comment était le cash flow avec tes immeubles?JL: Puisque les immeubles étaient moins chers, j’avais moins d’hypothèques. C’est donc de cette façon que je pouvais me créer un cash flow. Et lorsque les taux d’intérêts se sont mis à baisser, c’est à ce moment que l’équité a commencé à augmenter. Mon cash flow est resté le même, car j’ai augmenté mes hypothèques, mais j’avais l’argent pour acheter autre chose. Durant mes cinq premières années j’ai été un vrai malade. J’ai cherché sans arrêt des immeubles et contacté des courtiers immobiliers. Je faisais ce qu’on appelait à ce moment-là du shotgun. C’est-à-dire, j’écrivais des offres sans avoir vu les immeubles. « Je signais les offres d’achats sans avoir vu l’immeuble sauf la fiche descriptive. Le courtier m’emmenait ça une journée, je la passais dans mon cruncher et le courtier revenait le lendemain et je leur disais le prix que je leur offrais. » – Jacques Lépine  PM: Petite parenthèse, je me rappelle lorsque j’ai commencé au Club Immobilier, c’est Jacques qui nous a donné notre chance, à Sanaa et moi, de faire notre marque après avoir fait ses formations et il m’a demandé si j’étais prêt à faire du shotgun. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à travaillé avec le club.JL:  Je faisais des offres en quantité presque astronomique. Je m’étais fait un genre de fichier excel dans lequel je déterminais la valeur de mes immeubles selon mes critères et c’est à ce moment que j’ai commencé à mettre des critères très sévères. J’ai continué de faire des offres en sachant que j’allais me faire refuser, mais je me disais qu’il y allait certainement en avoir une de temps en temps qui allait être acceptée. C’est ce qui s’est passé.PM: Aujourd’hui tout se fait par ordinateur, mais pour mettre les gens en contexte, comment ça se passait pour toi faire du shotgun?JL: Les courtiers se déplaçaient et venaient nous voir dans mon bureau pour remplir les offres d’achats. Ils venaient à tous les jours. Je signais les offres d’achats sans avoir vu l’immeuble sauf la fiche descriptive. Le courtier m’emmenait ça une journée, je la passais dans mon cruncher et le courtier revenait le lendemain et je leur disais le prix que je leur offrais.PM: C’est à ce moment-là que, à force d’en faire, tu as développé des techniques et ramassé des aubaines. Quel était ton style?JL: Il y a certains immeubles que je ne voulais pas garder. J’avais besoin de cash flow, car j’achetais très serré, j’utilisais l’effet de levier au maximum donc j’ai du faire quelques flips. J’achetais donc des immeubles que je considérais qui avaient du potentiel et je les revendais le plus rapidement possible.PM: Intéressant, donc c’est à ce moment-là que tu as commencé à bâtir ton parc immobilier. Si l’on avance dans le temps un petit peu, l’une des choses qui a eu un grand impact sur ta vie, mais aussi sur la vie de beaucoup d’autres personnes est le Club Immobilier. Peux-tu nous donner le cheminement qui a fait en sorte que tu es passé d’investisseur au Club Immobilier?JL: L’histoire vient que, j’avais un certain succès et chaque fois que j’en parlais avec quelqu’un ils me disaient tous que j’étais vantard et au dessus d’eux. Je sentais donc que je n’avais plus d’entourage et plus personnes à qui je pouvais m’exprimer excepté mon épouse et j’avais besoin d’extérioriser. Ce n’était pas pour me vanter, j’étais heureux. J’allais souvent aux États-Unis et je voyais tout le partage qui se faisait dans ces réunions et je me suis dit que j’allais faire la même chose au Québec. Je voulais partir un club immobilier dans lequel j’allais pouvoir raconter mes histoires. Il y a un effet psychologique derrière cela, ça me faisait du bien de pouvoir m’exprimer. De plus, au Québec, il n’y avait rien qui existait dans ce sens, donc j’ai sans doute été visionnaire d’une certaine façon. Je me suis dit que j’allais fonder le Club d’investir Immobilier du Québec, mais ma plus grosse question restait comment?PM: Donc ton but était de recréer la même synergie de groupe, la même énergie. Une ambiance où les gens pourraient échanger et réseauter. Y’avaient-ils d’autre québécois avec toi aux États-Unis?JL: Non, c’était vraiment mon propre projet. Et je dirais que je visais quelque chose de mieux. Je désirais transmettre ma propre philosophie. Mon but était d’aider les autres à réussir en immobilier et éviter les erreurs. J’ai décidé de commencer par écrire un cours, car si je désirais démarrer un club, j’avais besoin de quelque chose pour attirer les gens. J’ai bâti le club en fonction de mes expériences et de ma philosophie en tant qu’investisseur immobilier et transmettre une vision d’entraide, de non-jalousie, de partage et où nous pourrions tous être des collaborateurs. Tout cela remonte à 2001 et aujourd’hui nous sommes rendus à 30,000 personnes.PM: Il y a de la place et, le fait d’être le premier à développer quelque chose n’est pas toujours évident, donc l’innovation joue un rôle majeur. Par la force des choses, ça a grossi par la suite. Je me rappelle la première soirée où j’ai été au Club, c’était en 2003, et nous étions 25 personnes.JL: C’est de cette façon que j’ai commencé. Le cours s’appellait: Faire fortune en immobilier dans lequel je montrais aux gens les étapes à suivre pour réussir en immobilier. J’ai réussi à attirer des gens avec des annonces et j’ai offert l’abonnement au club par la même occasion. Au fil du temps, le nombre de gens a augmenté alors j’ai ajouté un deuxième et un troisième cours et tous les cours se redonnaient à tous les mois. C’est de cette façon que le Club s’est construit d’une façon rapide.PM: Par la suite, le Club a continué. D’ailleurs je me rappelle avoir suivi le cours Immo 1.JL: Son vrai titre était Comment faire fortune en immobilier. Il était plus attrayant,car, si on se souvient bien, en 2002, il y a commencé à avoir un boom en immobilier donc nous avions le bon produit avec le bon timing pour aider les gens. La tendance était présente. C’était un marché de vendeurs et il y avait beaucoup d’acheteurs. Par la suite, nous avons continué d’ajouter des cours et, en 2005, j’ai eu une autre idée. J’ai voulu créer un coaching et mentorat.PM: Je me rappelle, lorsque je suis allé faire le cours au Club Immobilier, je sortais de mon cours de courtier immobilier. Je m’intéressais aux propriétés à revenus et je m’étais dit que j’allais suivre un cours et aller me chercher des clients par la même occasion. En arrivant dans la classe, sur tous les élèves dans une classe, il y en a toujours un qui lève la main pour répondre à toutes les questions. C’était moi. Sauf que, plus les minutes avançaient, moins je levais la mains, car plus je me rendais compte que je ne connaissais absolument rien de l’immobilier et de l’investissement. En tant que courtier, nous ne sommes vraiment pas formés pour l’investissement immobilier. Je t’en remercie, car tu m’as vraiment appris le langage de l’investisseur immobilier.« J’ai bâti le club en fonction de mes expériences et de ma philosophie en tant qu’investisseur immobilier et transmettre une vision d’entraide, de non-jalousie, de partage et où nous pourrions tous être des collaborateurs. » – Jacques LépineJL: Pour moi c’était la moindre des choses. C’était mon vécu. Mon but n’était pas de bâtir un empire de séminaire, mais je suis devenu formateur par la force des choses. J’avais réussi en immobilier et ma façon de redonner n’était pas de l’argent, mais de transmettre ce que j’avais appris en cours de route.PM: Le besoin était présent à ce moment-là, car lorsqu’on lisait certains livres aux États-Unis, cela permettait de comprendre les principes d’investissement en immobilier, mais le Club Immobilier est venu combler ce qu’il manquait lorsque venait le temps d’appliquer tout cela sur le terrain. De plus, tu as eu la chance de transmettre ta passion à travers ça.JL: En effet, ça a tombé pile. Est-ce que j’ai un mérite? J’ai vu le marché, l’opportunité et j’avais les connaissances et la capacité d’enseigner pour le faire. Tout ceci a été un bon plus, mais au final, j’ai réussi à transmettre ma passion pour l’immobilier à beaucoup de gens, sortir des gens de leur zone de confort et leur permettre d’arrêter d’avoir peur. Faites des offres d’achats et donner l’opportunité aux gens de vous dire non. Montez vos dossiers, faites-le de la bonne façon et vous allez réussir. Beaucoup de gens étaient sceptiques, bien sûr, sur les 25,000 personnes à qui j’ai enseigné ce n’est pas tout le monde qui a réussi.PM: Absolument pas, la règle du 80/20 va s’appliquer partout et, je dirais même, du 95/5, mais même si on prend uniquement 5% des 25,000 personnes à qui tu as enseigné, c’est incroyable le nombre de personnes sur qui tu as eu un impact.JL: Mes formations ont eu un impact sur les gens de deux façons. C’est-à-dire que des gens ont suivi mes formations et sont devenus millionnaires grâce à eux et d’autres ont réalisé que l’investissement immobilier n’était finalement pas pour eux. C’est ce que je disais au début de mon cours. Vous allez sortir d’ici ce soir soit, vraiment excités ou vraiment découragés, car ce ne sera pas pour vous, mais je considère que ma journée sera réussie peu importe la décision que vous aurez prise.PM: Exactement, car en apprenant certaines choses à la formation, on apprend rapidement si c’est un domaine qui est fait pour nous ou non.JL: Tout à l’air beau si l’on écoute les émissions américaines. On achète, on vend et rien ne se passe entre les deux, mais c’est faux. Tout se passe entre les deux. Pour bien revendre, il faut être en mesure de bien acheter. C’est ce que je voulais construire dans le coaching et mentorat. Je me suis assis un soir en me disant qu’en ce moment il y avait assez de monde et que la demande était assez forte pour un coaching et mentorat. Je me suis donc mis à réviser toutes les étapes que j’avais suivies pour réussir et cela m’a permis de déterminer, à chaque instant, quels obstacles les gens allaient devoir confronter et les connaissances dont ils allaient avoir besoin. J’ai donc pondu la structure du coaching et mentorat, sur 10 mois, en deux heures un soir. À travers ça, j’ai ajouté quelque chose, que beaucoup de gens ne semble pas comprendre, étant qu’il est impossible de devenir millionnaire matériellement si vous ne l’êtes pas mentalement. J’ai donc ajouté une section dans le coaching, qui n’avait rien à voir avec l’investissement immobilier. C’était le mindset d’un millionnaire. Je forçais les gens, dans un certain sens, car, lorsque les gens s’inscrivent en pensant qu’il s’agit d’un cours sur l’immobilier, il y a en réalité une heure sur six parlant du développement du mental.PM: C’est à ce moment-là que nous avons fait connaissance de beaucoup de gens et qu’une bonne partie d’entre eux ont des éloges et te remercient, car même en ayant toutes les connaissances, si, en tant qu’individu nous ne sommes pas prêts à bouger, que nous ne sommes pas assez confiants pour passer à l’action, ça ne mènera à absolument rien.JL: Exact et, pour moi, cette façon de faire est venue de toute l’expérience que j’ai acquise en immobilier et les gens que j’ai côtoyé. Ce que j’ai constaté est qu’il y avait plusieurs points communs entre tous ces aspects. C’est donc ce que j’ai utilisé pour bâtir mon coaching immobilier. Il a été construit à partir du mindset et en le rendant applicable à tous les secteurs de nos vies. En fait, le cours d’investissement immobilier est un cours de démarrage d’entreprise, car il s’agit des mêmes principes. Les gens s’en sont rendus compte au dixième cours. Ils m’ont dit que ça avait eu un impact beaucoup plus grand que ce à quoi ils s’attendaient sur leur vie et, qu’au départ, ils venaient simplement chercher du coaching immobilier. Pour moi c’est donc une mission accomplie, car c’est exactement ce que je voulais et ça permet d’apporter un côté humain à l’immobilier et aux affaires.PM:  C’est important, car l’été passé nous sommes allés à New York pour une conférence de Tony Robbins et c’est rafraichissant de voir que, malgré son expérience et tout ce que Jacques a appris, il continue tout de même d’apprendre. J’étais bien content d’avoir vécu cette expérience avec toi. Maintenant, je tiens à embarquer sur les livres. Nous avons parlé de ton côté investisseur immobilier, du Club Immobilier que tu as fondé, de l’impact que ça a eu et la formation que tu as mise en place et qui s’est transformé tranquillement en tant qu’individu et entreprise. D’ailleurs, nous sommes devenus amis au fil des années et, sur environ une dizaine d’années, je crois que nous avons parlé d’immobilier environ deux ou trois fois. Chaque fois que j’ai eu une discussion avec Jacques c’était pour le côté entrepreneurial, visionnaire. J’allais le voir lorsque j’avais des problèmes et j’avais besoin de conseils donc je t’en remercie grandement. Qu’est-ce qui t’as mené aux livres? » Même en ayant toutes les connaissances, si, en tant qu’individu nous ne sommes pas prêts à bouger, que nous ne sommes pas assez confiants pour passer à l’action, ça ne mènera à absolument rien. » – Patrice MénardJL: J’ai commencé à écrire des livres avec l’idée en tête que, ceux qui ne pouvaient pas être présent aux séminaires, j’allais leur transmettre par écrit. C’est de cette façon que mon premier livre L’indépendance financière grâce à l’immobilier est devenu en quelque sorte le livre de référence au Québec. Ce livre était tout simplement mon cours que j’ai mis sous forme de livre et il a eu un succès énorme. Nous sommes rendu, en date d’aujourd’hui, à environ 40,000 copies vendues. J’en ai écrit d’autres par la suite.PM: Vraiment impressionnant, d’ailleurs je tiens à te remercier encore une fois, car, à la fin de ton livre, tu as mis mon nom dans les références et plusieurs personnes m’ont appelé en me disant avoir vu mon nom dans le livre.JL: Ça me fait plaisir, j’ai toujours été un homme fidèle et loyal donc les gens qui étaient avec moi au départ, j’ai un énorme respect pour eux. Nous sommes restés en bonne connexion et Patrice et Sanaa sont des individus exceptionnels. C’était donc naturel pour moi de mettre votre nom dans le livre, question de redonner au suivant. Le deuxième livre à été L’indépendance financière automatique qui était un genre de pas en arrière pour introduire aux gens des notions d’épargnes et d’investissements et ajouter un peu d’immobilier par la suite. Ensuite j’ai écrit Faire fortune en immobilier avec l’argent des autres. La moitié du livre était théorique.  PM: C’est un titre accrocheur, mais c’est la parfaite définition de l’immobilier. La première partie c’est la banque et la deuxième partie ce sont des partenaires.JL: Exact, il faut travailler en équipe. On ne peut pas travailler seul et encore plus aujourd’hui avec le prix où les immeubles sont rendus. C’est plus difficile d’avoir du financement ou d’avoir le comptant nécessaire donc la meilleur solution reste de se réunir en équipe et ainsi avoir une plus grosse mise de fond pour, au moins, embarquer dans le processus. De mon côté, je préconise que le profit se fait à l’achat, et ce sera toujours vrai, mais le principal acteur est le temps. Le temps fera son effet, peu importe si l’immeuble a été payé trop cher aujourd’hui, il sera tout de même payé dans 25 ans. Le rendement sera un peu plus bas, mais on cherche à optimiser.PM: La détention à long terme est définitivement la façon de faire de l’argent en immobilier.JL: Aujourd’hui le marché à changé et on doit être en mesure de pouvoir être visionnaire d’une autre façon. il faut être en mesure de regarder un immeuble et sortir ce qu’il a comme potentiel. Il peut ne pas en avoir, mais, à la longue, vous allez développer une certaine stratégie et des connaissances. Connaissance égal pouvoir donc vous allez pouvoir voir le potentiel de l’immeuble alors que personne d’autre ne le verra.PM: On regarde aujourd’hui et c’est vrai que la majorité n’ont pas de potentiel, mais si l’on recule de 15 ou 20 ans, ce ne n’est pas plus de 5 ou 10% des immeubles qui t’étaient présentés qui étaient intéressants.JL: En fait, selon mes critères, c’était moins de 1%, donc ça me prenait 200 offres d’achats pour avoir un immeuble qui entrait dans mes critères.PM: Même à ce moment-là, c’est une question de mindset, pour maximiser et aller chercher la meilleure opportunité selon le marché dans lequel on se trouve. Ensuite pour terminer les livres, quels sont les autres livres que tu as écrits?JL: Le couple millionnaire de l’immobilier  avec ma conjointe de l’époque dans lequel j’ai participé. Ensuite 101 Trucs sur l’Investissement immobilier  avec Yvan Cournoyer. D’ailleurs Yvan était mon homme de confiance. Ça a permis d’emmener le Club Immobilier à un autre niveau avec ma vision et son sens organisationnel. Nous avons donné une forme au Club qui est indestructible en répondant aux besoins des gens de façon structurée et organisée. Alors, sans Yvan je n’aurais pas réussi à atteindre le niveau de succès où est rendu le Club actuellement.PM: C’est aussi quelqu’un qui est très présent sur le terrain et qui a effectué des dizaines de transactions. Encore cette année, il a conclu d’autres transactions. As-tu eu d’autres livres après Les 101 Trucs sur l’Investissement immobilier?JL: Entre-temps, j’ai écrit mon propre livre de focus en fonction du coaching. Nous avons mis notre propre vision du focus, sur nos vies et l’investissement. Pour moi, écrire des livre est une mission, car nous n’écrivons pas des livres pour faire de l’argent. Pour moi, il s’agissait d’une carte d’affaire plus qu’autre chose.PM: Exactement, ça développe beaucoup de crédibilité puis ça permet de redonner. C’est toujours un plus si, au final, il y a une possibilité de rentabiliser le tout, mais il y a beaucoup de personnes qui, même s’ils ont lu le livre ne se présentent jamais dans les clubs immobilier.JL: Il n’y a pas un mois où une personne ne vient pas me saluer quelque part pour me dire qu’elle est devenue millionnaire grâce à mon livre. C’est très flatteur pour moi et je considère que c’est mission accomplie, car c’est exactement le but que j’avais au départ avec tous ces gens-là. Puis, en 2005, l’idée m’est venue d’organiser un voyage où les gens auraient l’opportunité de se mettre dans un esprit de millionnaire avec un groupe de passionné de l’immobilier. À cette période de l’année, j’allais toujours dans le sud avec ma conjointe, donc nous avons décidé d’emmener quelques personnes avec nous et faire quelques cours. La première année nous étions huit. L’idée derrière tout ça était de se mettre dans un esprit de millionnaire, créer de l’excellence pendant une semaine et avoir des formations par la même occasion. Le plus important, cependant, reste l’opportunité de réseautage. C’est une opportunité, d’échanger des idées, des expériences vécues, des conseils, etc.PM: Je le répète plusieurs fois, les cours sont importants, mais ça n’a rien à voir avec les cours. Lorsque quelqu’un désire s’inscrire et qu’il demande quels seront les cours, il est facile de dire qu’il y aura tel ou tel cours, mais ça n’a rien à voir avec les cours. Les vrais histoires se racontent durant les dîners, les soupers, après quelques bières. C’est à ce moment qu’on peut entendre comment les gens ont vraiment commencé et c’est extraordinaire. C’est exceptionnel ce qu’on vit lorsque l’on s’inscrit à la semaine des millionnaires au niveau du réseautage. J’ai des relations qui se sont bâties dans le sud de façons incroyables. Après deux ou trois voyages, ce sont des relations qui deviennent soudées.Le coaching a été construit à partir du mindset et en le rendant applicable à tous les secteurs de nos vies. “…”Ça permet d’apporter un côté humain à l’immobilier et aux affaires. – Jacques LépineJL: D’ailleurs, tu confirmes le but que j’avais en fondant la semaine des millionnaires. J’ai demandé à Steven Coulombe, qui a environ 200 portes sur le Plateau Mont-Royal, ce qu’il venait faire à la semaine de formation, car je n’avais rien à lui apprendre et il m’a dit qu’il ne savait pas à qui d’autre il pouvait parler d’immobilier sans paraître vantard. Ce qui revenait à la base exact de pourquoi j’avais démarré tous mes projets, donc, à ce moment-là, je me suis applaudi. Lorsque j’ai demandé, cette semaine, à ceux qui sont millionnaire de l’immobilier de bien vouloir se lever, 40% de la salle s’est levée. Nous sommes 80 personnes cette semaine. C’est ce qu’on vend aussi. Imaginez être un débutant en immobilier et pouvoir passer une semaine avec quelqu’un qui a déjà réussi. Il n’y aura pas un cours pour battre ça.PM: Exact et il s’est formée des relations ici qui vont continuer de se développer par la suite. Lorsque l’on s’assoit le soir pour souper et que, une personne à 200 portes, l’autre 75, l’autre vient de débuter et que tout le monde à l’opportunité d’échanger, c’est à ce moment que la vraie valeur est échangée. Par la suite, lorsque l’on revient à Montréal ou à Québec, les gens vont continuer d’échanger. Souvent les gens me disent qu’ils n’osent pas m’appeler, mais après une semaine dans le sud à développer des liens, les gens nous appelle sans problème, car nous avons brisé cette barrière.JL: Nous sommes rendus à 3000 personnes gradués de coaching, j’ai enseigné à environ 25,000 personnes et nous sommes 30,000 personnes dans le club alors c’est un beau succès. C’est une belle fierté et le sentiment du devoir accompli. Aujourd’hui, j’ai transmis tout ça à Yvan, mais je suis toujours actifs dans le club.PM: Le bilan de tous les gens sur qui cela a eu un impact est vraiment impressionnant et, ce n’est pas un qui est meilleur que l’autre, c’est l’esprit de partage de connaissances et d’entraide qui a été instauré. Mot de la fin, quels sont tes projets pour la suite?JL: Un entrepreneur n’arrête jamais, j’ai tenté d’arrêter en 2017 et je n’ai pas été capable. J’ai eu la tête qui me tournait en peu de temps donc, même si j’ai diminué mon nombre de portes, je me suis lancé dans le financement d’entreprises. J’ai besoin de défi donc je m’en vais sur des marchés dispensés pour des gens qui débutent en immobilier. Mon but est d’aider les gens qui débutent de la façon la plus sécuritaire possible. Donc les prêts que j’accepte sont certains de fonctionner et ceux que je refuse me remercieront plus tard, car ils se seraient cassés la gueule. Je fais aussi un peu de consultation par l’entremise du club. L’idée est, qu’il y a déjà une bonne équipe de consultation, mais que de mon côté je contribue encore à faire quelques participations dans les coaching. Au départ, je faisais les dix, maintenant j’en fais trois ou quatre et je fais des demi-heure d’accompagnement qui font partie du coaching. Pour de la consultation pur et simple, je me suis partie un site internet pour faire de la consultation.PM: Pour terminer, as-tu un conseil que tu aimerais donner aux gens ou quelque chose que tu ferais différemment?JL: Je n’ai aucun regret sur tout ce que j’ai fait, car les erreurs m’ont permis d’apprendre, car je n’avais aucun autre moyen. À ce moment-là, personne ne voulait partager ses trucs et connaissances en immobilier donc le seul moyen d’apprendre était de se planter dans quelque chose. Ça m’est arrivé et c’est probablement pour cette raison que mes cours ont été aussi efficaces. Ce que je pourrais dire aux gens est d’oser, mais de se former et de vous entourer d’une bonne équipe, car aujourd’hui le marché est rapide. Osez, osez et osez, le profit se fait à l’achat.PM: Merci à Jacques Lépine de nous avoir offert son temps et ses précieux conseils pour l’écriture de cet article ainsi que l’entrevue vidéo. L’entrevue est disponible sur notre page Facebook : Patrice Ménard – Multi-logements ou sur notre site web : patricemenard.com